CR des Dolomites... étape 6... un final en apothéose !!!

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CR des Dolomites... étape 6... un final en apothéose !!!

Message par Le Bulgare le Dim 3 Aoû - 13:43

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Cà y est, on y est….
Ce final en apothéose, tant attendu, tant imaginé, tant calculé toute la semaine, il arrive, il fait peur, il en a fait couler de la salive ……
 des questions, des interrogations, des supputations, des plans sur la comète, tout y est passé…..
Cette terreur a fait peur, en a terrifié quelques uns au point de ne vouloir faire que lui. Mais c’est sans compter sur un Bulgare persuasif pour au moins tenter le doublé, ce gigantesque doublé qui faisait même angoisser les pros !
Ce monstre, c’est le terrible MONTE ZONCOLAN !
Ce doublé, c’est le Gigantesque MONTE CROSTIS / MONTE ZONCOLAN !
Ce matin au petit dèj , on pouvait sentir une certaine fébrilité, mais aussi l’envie d’en découdre. On ne peut plus reculer. C’est aujourd’hui que j’aurais dû faire monter les enchères sur mon 34 dents, cà m’aurait rapporter une petite fortune !
Au briefing, le groupe est divisé en 2, les courageux et les « p’tits slips » (je plaisante).  Ceux qui partent en vélo, c’est-à-dire qui rajoutent un 3è morceau et pas des plus facile après l’avoir fait, le Passo Sella Di Razzo avec ses 20 km d’ascension, finalement non pas en faux plats comme j’ai pu le faire miroiter, mais des pentes de 12/13% histoire de se mettre en jambes. Ces 4  là sont Grand, Il Ciuffo, Fourbe et Bulgare qui vont faire 65 bornes de plus que les « p’tits slips » que sont Fragile et Bavard et qui auront l’audace de nous narguer de leur voiture, dans cette première ascension. Une première montée effectuée au train, gentiment dans le but de ne griller aucune cartouche, voulant réserver celles-ci pour notre programme gargantuesque à venir.
Au sommet, au milieu d’un magnifique paysage, on cherche notre route au milieu d'un carrefour afin de ne pas se louper et rajouter une difficulté supplémentaire, notre direction n’étant pas indiquée, et ne possédant pas de carte, juste une mémoire défaillante, il est préférable de s’adresser au gîte du sommet pour confirmer notre choix. Notre quatuor, alors, s’embarque dans une longue, très longue descente de plus de 25 bornes à travers les fôrets où l’on croisera la squadra azzura de ski de fond entrain de prendre des chronos en ski à roulettes. Il Ciuffo aurait bien aimé s’y essayer tant les athlètes féminines auraient servie de motivation ! J’avoue que je n’y aurais pas trop résisté non plus, mais le programme à venir, ne nous laissait pas trop rêvasser.
Une descente menée sur un bon train dans sa partie finale nous mena jusqu’à Comeglians, pied du MONTE CROSTIS. Les pancartes du Giro sont présentes et nous guideront km par km sur les infos à savoir, afin de gérer au mieux cette monstruosité.
Bon après un ravito, un approvisionnement en eau, il fallait se lancer, ce que nous fîmes. Et là, après franchissement d’un petit pont, la plaisanterie est terminée. La pente, tu la prends dans la gueule, un point s’est tout, et tu te démerdes comme tu peux ! Un peu plus de 17km à plus de 10% de moyenne, sachant que le premier km et demi et les 500 derniers mètres sont plats, te laisse imaginer ce qui t’attend. En fait une pente moyenne plus près des 12% que des 10%.
Et là c’est chacun à son rythme. Pourtant Fourbe a décidé de m’accompagner, préférant garder le max de cartouches pour la grimpée au 7è ciel ! Il Ciuffo s’est envolé devant nous et derrière nos 3 autres acolytes gèrent. Une montée assez impressionnante, dans la forêt sur sa première partie sur une petite route étroite. Chaque km nous est annoncé sur ces pancartes roses du Giro avec le pourcentage moyen à venir. Je dois dire qu’en dessous de 10%, il n’y en a pas trop. D’un côté cela vaut mieux car sinon l’on se prendra des % plus importants par la suite déjà que ceux-là suffisent largement. Notre train n’est pas très élevé vu l’inclinaison de la route, mais c’était sans compter sur la deuxième partie, tout d’un coup à découvert. Il est vrai qu’à partir d’une certaine altitude les arbres ont tendance à disparaitre. Puis au détour d’un virage nous vîmes un panneau signalétique d’une pente à 20%, par terre, posé là bizarement. Nous progressons, mais paradoxalement nous n’éprouvons pas de difficultés supplémentaires si ce n’est une pente variant de 12 à 15/16% suivant les endroits et du coup l’on se dit que les 20% sont passés inaperçus.
Mal nous en a pris car quelques centaines de mètres plus loin, nous l’avons bien sentie, je confirme !
Avec un ou deux virages, plutôt lacets, comme je les aime, avec une vue imprenable et une marche impressionnante qui m’interdira de m’approcher, de toute façon trop concentré sur mon effort, je m’employais à grimper sur mon 34x34, et j’étais assez impressionné par la pente et les paysages, me demandant comment cela allait être sur le MONTE ZONCOLAN, et surtout comment j’allais faire !
Se hissant petit à petit au milieu de cette nature magnifique, et de ces pentes hallucinantes sur ces petites routes montagnardes, nous parvîmes à l’approche du sommet où un replat de 500m nous permit de reprendre notre souffle avant d’en terminer.
Je suis super heureux d’avoir partager cette ascension avec mon pote Fourbe et d’avoir accrocher ce magnifique 2000m à mon tableau de chasse, assurément dans le top 4 avec le Mortirolo, Gardecchia/Val di Fassa et le Gigantissimo Monte Zoncolan à venir.
Lors de l’ascension nous avons vu une pancarte nous annonçant la route fermée après l’auberge dans la descente de ce Monte Crostis. Donc point de risque de descendre pour devoir remonter l’autre versant et d’en rajouter une couche avant l’Ogre à venir.
Une fois tous regroupés, nous descendîmes prudemment jusqu’à Comeglians où  nous faisons le plein de flotte et ingurgitons des barres, gels, pâtes de fruits et autres qui pourraient nous donner de l’énergie pour l’heure et demie à venir.
Nous voilà partis en direction d’Ovaro point de départ de la Bête. Et là pas de tergiversions, on y va franco, ayant tous découpés milles fois cette ascension dans notre tête. Un premier passage avec des rampes à 18% pour nous mener à Lliaris, la « Porte de l’Enfer ».
A la Sortie de cette bourgade, mille fois visionnée lors de mes séances de home trainer, nous prenons le mur dans la tronche ! et là la survie commence.
Tu connais la montée de Trinque Barra, dans notre Jarez, tu prends le plus fort de la pente et en mets 6,5km, sans un cm de répis. Trinque Barra, la pente varie te permettant de te reprendre, ici pas question c’est l’enfer, tu avances où tu meurs ! les kms les plus longs de ma carrière de cycliste. 34x34, tu t’emplois, tu cherches tout ce que tu as d’énergie pas seulement dans les jambes mais dans tout ton corps.
Tu avances tout doucement. Des panneaux tous les 300/500m avec les vainqueurs du Giro + tous les marquages au sol ou sur les quelques murs de soutien en béton te permettent de faire passer le temps, tu as grandement le temps de les lire tellement tu vas vite !
Des tas de pensées te traversent l’esprit, et tu te dis que t’as pas le droit de mettre pied à terre, de toute façon le redémarrage dans la pente doit être un vrai casse tête. Les pros comment font-ils pour se tirer la bourre dans des pourcentages pareils ?
Un truc de fou ! les kms paraissent une éternité et impossible de se décontracter, pas le moindre cm de répit. Un virage, peut être une accalmie ?, que dalle, tu débranches jamais, pire çà fait environ 20’ que t’es dans cet enfer et t’as fais que 2 bornes ! et là pour t’encourager, tu prends une borne et demie à 20% de moyenne et jusqu’à 22/23% de pente max. Histoire de bien te finir, comme il faut, ne rien regretter, tu en prends pour ton grade.
Devant Fourbe est dans un autre monde loin de portée de mes yeux, Bavard lui est à portée de fusil, dressé sur son 34x29. Je le vois, insidieusement  je me rapproche cm par cm et me dis que je peux peut être lui faire la peau. Je reviens à 50m mais je suis à fond, ne peux accélérer sous peine de le payer cash.
Au bas j’ai fait une partie avec Fragile,  puis cm par cm je l’ai grignoté, lui me lorgnant mon 34 dents, Il Ciuffo et Grand se trouvant plus bas. Il Ciuffo avec son mal de dos, risque de finir en compote tant il va devoir s’employer droit sur les pédales sur son 34x28 ! Grand doit prendre son tempo sur son 30x30 et faire ce qu’il peut, mais j’ai confiance en lui. Celui qui viendra à bout de lui n’existe pas encore.
Devant mes yeux mesure la distance qui me sépare de Bavard. Mais celui-ci, à chaque virage jette un oeil sur moi, et craignant le pire, se botta le cul pour en remettre comme il pouvait. Cela eu pour effet de recreuser l’écart. Je le laissais filer ne pouvant en rajouter et voulant profiter de cette ascension extraordinaire.
Nous voilà dans cette monstruosité à 20% et plus. Là tu fais ce que tu peux, plus rien ne compte autour de toi, ta concentration est à son apogée, l’intégralité de tes muscles donne ce qu’ils peuvent. Et tu pries le bon dieu pour que çà ne dure pas trop longtemps. 0 reprises, tu dois avancer coute que coute et comptes les centaines de mètres pour savoir quand termine cet enfer. Là t’as intérêt à ne pas t’être gourré dans tes calculs sous peine de prendre un gros coup au mental !
Tout doucement tu sors de ce passage dantesque, la pente retrouve ses 14/15/16% pendant près de 3 bornes où ta lutte est encore intense. Puis petit à petit les arbres s’espacent de plus en plus, tu commences à sortir de la forêt et apercevoir la vue sur les sommets. Tu continues à compter, compter les hectomètres, plus que …. Aller encore ……. Bref tu cherches tout ce qui pourrait te motiver. Puis la pente se rabaisse, tu viens de sortir de cet enfer de 6,5km, le vide se presse sur ta droite tu sais que les tunnels approchent et que le sommet n’est plus très loin. T’es dans les 2 derniers kms ; mais t’es bien entamé, bien sec !
Un premier tunnel sans lumière, juste une lueur au loin, par chance il est tout droit au sol c’est du béton complètement détrempé, une largeur à ne pas croisé une voiture sinon t’es dans la m…… ! Juste le temps de voir le jour et tu rentres dans le second , éclairé, qui te rafraichit tellement le moteur à chauffer depuis plus d’une heure. La pente est douce. Le troisième franchit tu sors sur une enfilade de lacets sur 500/600m qui t’emmènent au sommet. Tu vois ce sommet, ce mamelon,  habituellement noir de monde où des milliers de personnes s’entassent pour encenser ses héros. Cette dernière partie se relève autour de 12% mais tu es euphorique tu vois le sommet, les douleurs s’apaisent et les encouragements descendent jusqu’à tes oreilles. Cà y est tu vas le faire, tu l’as fais, énorme, sublime, epoustouflant. Les gens au sommet sont admiratifs, interloqués !
Lors de ma sortie des tunnels des frissons m’ont envahis, un mélange de joie, d’épuisement, de bonheur, le sentiment d’avoir tout donner pour aller chercher son GRAAL ! l’extase !
Fourbe ayant redescendu quelques mètres pour m’accompagner dans mon final. Un grand moment.
Je m’affale dans l’herbe vidé, rincé, épuisé…. Fourbe ne manquera pas d’immortalisé cet instant.
Un grand, très grand moment que cette apothéose, cette journée de malade !
Nos compagnons arrivant un à un bénéficieront tous de cris d’encouragement pour ces dernières centaines de mètres leur faisant oublier toute leur souffrance.
Nous prendrons quelques clichés de cet instant extraordianire tous rassemblés au sommet devant la pancarte mythique de ce GEANT !
Puis il faut bien redescendre. La descente est pour le moins toute aussi impressionnante de part sa pente. Impossible de lacher les freins, ne serait-ce que 5 secondes sous peine d’aller dans le décor.
La partie à 20% et plus me « fouta les j’tons », je me mis à penser si un cable de frein pétait, une crevaison, un éclatement….. un quoi ?
A 3 km du bas de la partie dantesque, derrière moi derrière Il Ciuffo un énorme coup de pétard !
Il Ciuffo m’en avertira au bas. Derrière lui se trouvait Fourbe puis il ne l’a plus vu. Il me parle d’un éclatement, d’un énorme bruit ressemblant à çà. Ni une ni deux je récupère les clés du camion auprès de la Grande venue à Ovaro nous attendre, et je remonte à sa rencontre. Je trouve notre Fourbe complètement dépité assis sur un rondin de bois. Sa roue avant a explosée sous l’effet de la montée en température dû au freinage. La jante carbone, une Campagnolo Hyperon Ultra s’est complètement éventrée, pneu, chambre et fond de jante lacérés ! Par chance dans cette pente à 15%, après avoir guidonné un moment, il a pu s’arrêté sans chute, ce qui est l’essentiel. Heureusement qu’il s’agissait de la fin du séjour !

On se regroupa tous à Ovaro autour d’un verre bien mérité pour fêter héroïquement cette journée de folie.
Direction l’hôtel pour un dernier repas de folie et faire les bagages pour prendre la route du retour dès le lendemain matin. Non sans avoir remercier grandement Roberto notre serviteur unique, d’une gentillesse inimaginable et cerise sur le gâteau nous donna une caisse de bouteilles pour fêter la réussite de notre périple Dolomitique.

Voilà c’est fait, nous avons réalisé notre objectif, même si celui-ci a dû être modifié avec les divers aléas. Nous rentrons la tête pleins de souvenirs, d’images qui resteront longtemps gravés en nous.
Un grand merci à toutes et tous d’avoir partagé cette fabuleuse semaine avec moi.
Au-delà de l’aspect sportif, je voudrais remercier la gente féminine, toujours là aux petits soins pour leurs mecs et leur copains. Un grand merci à la Grande, fidèle parmi les fidèles, qui nous a enlevé de très grosses épines du pied concernant la barrière de la langue et apporté sa pêche, sa joie de vivre.
Avoir vécu cette semaine à vos côtés ne fut que du bonheur.
Un régal.

Mille Mercis.
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Re: CR des Dolomites... étape 6... un final en apothéose !!!

Message par Le Grand le Dim 3 Aoû - 19:33

En préambule ,deux choses:

--CR émouvant du Bulgare
--Est-ce qu'on a le droit? de rajouter quelque chose encore...Merci Bulgare pour la justesse de description de mes impressions.

Mais je ne peux m'en empêcher .

--D'abord dès la sortie de l'hotel 15 km d'approche du 1er col à 165 pulses dans la roue des 3 autres couillus,j'ai failli tousser comme le Baron.(En même temps ça m'a rassurer sur un état de fraicheur surprenant)

--Montée du passo sella di Razzo sympa avec Il ciuffo ((qui m'a réellement impressionné toute la semaine,et notamment dans le monte crostis à suivre.( je pourrai seulement le narguer d'avoir décliner le martirolo sous la pluie)  ))

-- Grand plaisir dans la descente, ( et je retourne préparer ma saison de skating là-bas, j'ai signé...si si.)

--Monte crostis superbe,top1 pour moi,j'ai pensé à toi Bulgare au bord des à-pics dans certains lacets,grandiose .merci aux encouragements des filles,parce que 14 km à 13,5% de moyenne!!!!!!!!

--zoncolan... et ben j'ai trouvé long long long ... sans repaires, avec la consolation de sentir, au 3ème col de la journée,au 6ème jour,après 498 KM 17350m+,28h de vélo,collée dans mon dos l'étiquette BADABEUX.

Merci Sergio, merci les amis ,ça été précieux cette semaine.
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Re: CR des Dolomites... étape 6... un final en apothéose !!!

Message par Le Fragile le Dim 3 Aoû - 20:31

Ce à quoi, Bulgare, 1 des 2 petits slips plagiant HD précise :


Oh STELVIO! Oh FEDAIA! Oh TRE CIME! Oh CROSTIS! Je ne faillirai pas à mon devoir en proclamant qu'à côté du ZONCOLAN, vous êtes de la pâle et vulgaire bibine : devant ce géant, il n'y a plus qu'à tirer son bonnet et à saluer bien bas.


Le Géant répond en écho :


Zigzag
Ou
Non
Cherche
Obligatoirement
L'
Air
Nabot


et c'est ce que personnellement j'ai fait : l'air, les sucres, les forces, l'eau... bref tous les compteurs à droite dans le rouge de la surchauffe.
Tu ne maîtrises plus rien, tu subis et c'est la première fois de la semaine, pourtant riche en escalades dont pratiquement aucune n'a son équivalent dans notre beau pays.
"Douce France..." il te vient des rengaines de ce genre quand l'effort te fait demander ce que tu fais là.
Pratiquement du 17-19 % en permanence et les kilomètres durent une éternité.

MONTE ZONCOLAN  1730 m Dénivelé 1205 m 10,2 kms  


5 étoiles HORS CATEGORIE  

Pour les copains qui se trouveraient dans le coin, lancez-vous un défi sympa : faites le, affrontez le géant, le ciel est bien haut et on y monte.


Pour les copains et copines du périple, ce fut un bonheur de vous côtoyer tout au long de cette semaine mais ça vous le savez bien.


Et bien sûr grand merci à Sergio qui a su nous attirer (dans un piège, salopard Smile heu... ça m'a échappé) dans cette fabuleuse petite aventure qui s'est avérée riche en découvertes et sensations et nous a permis de connaître cette magnifique région d'Italie. Et merci encore pour le temps passé à la préparation en amont de l'expédition.


e viva ROBERTO


PS : si on renouvelle un périple de ce style, il serait bon, Sergio, que tu prennes quelques cours de climatologie et autre météo.
 
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Re: CR des Dolomites... étape 6... un final en apothéose !!!

Message par La Pothicaire le Lun 4 Aoû - 18:28

quelle semaine !!!les paysages devaient etre magnifiques;merci pour ces cr complets;dommage que la météo ait été capricieuse et heureusement que le fourbe a évité la chute sur des pentes pareilles;vais peut etre regarder le giro la prochaine fois....bonne récup à tous
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Re: CR des Dolomites... étape 6... un final en apothéose !!!

Message par Il Ciuffo le Dim 10 Aoû - 17:42

Dernière étape non moins majestueuse. Le Saint Graal !!! qu'il faudra aller chercher avec les tripes. 
Après 65 bornes d'échauffement en "faux plats montants"  Shocked  Wink  I love you nous voici au pied des 2 dernières difficultés disons plus consistantes. 
Toujours des assez bonnes jambes pour moi malgré la fin de la semaine et la soirée quelque peu animée de la veille. 
Le Monte Crostis en guise d'apéritif me permet d'apprécier comment ou OH combien "ça pique" (au cas où j'avais oublié). Je le monte à fond, ne pensant pas faire, à ce moment là, le Monte Zoncolan tant les pourcentages annoncés me paraissent  effrayants avec mon braquet de 34/28 un tantinet trop juste et le mal de dos persistant. D'ailleurs je me suis déjà déchiré dans les 20 % du Crostis et l'arrivée en haut à été une délivrance et un premier soulagement  cheers . 
Finalement, je pars avec les copains, me disant que je commence à monter les premiers km et que si je souffre trop, je fais demi tour et retour direct à la voiture dont Ciuffette devait me donner les clés en haut du Crostis. 
Seulement voilà qu'en raison de quelques "distractions"   Wink  Rolling Eyes au sommet j'en oublie de les prendre ces fameuses clés…et heureusement car c'est cela qui sauve mon ZONCOLAN. 
En effet, dès le bas et ces P… de forts pourcentages, je souffre le martyre. J'avance mètres par mètres. Par trois fois, je décide de faire demi tour. Puis je me rappelle que je n'ai pas les clés et que je ne veux pas me faire chier à attendre 3 plombes à la voiture, ne sachant pas où sont les filles. Je repars donc, c'est long, très long, j'en ai marre, j'ai mal, je souffre, je vais redescendre en civière si cela continue, j'ai comme des espèces de crampes dans le dos qui me paralysent. Alors je m'accroche, je m'accorde des pauses. 
Par six fois je vais mettre pied à terre, je marche un peu mais la pente est dure même à pied, j'essaie de me décontracter le dos, de m'étirer et attends que le mal s'atténue pour repartir. 
Dailleurs par 2 fois j'aperçois mon grand qui courbe l'échine sur sa monture à la sortie d'un virage. Je pense qu'il va ma rattraper, me doubler, mais là n'ai pas l'important. Au mental, je décompte les kms centaines de mètres après centaines de mètres. Au pied Sergio bulgare m'avait indiqué qu'il y avait 6,5 Km de vraiment terribles, après c'est du déjà vu 13/14/15%. À chaque redémarrage je retrouve une cadence normale sur 2 ou 300 mètres environ avant d'être à nouveau rappelé à l'ordre et que le mal de dos ne réapparaisse. 
Je serre les dents, toujours pas de grand, il doit en chier lui aussi, comme tous les autres, que ce soit devant ou derrière. 
J'arrive au tunnel enfin et là je sais que je vais aller au bout. À la sortie j'aperçois le sommet et les amis qui m'encouragent. 
Je suis heureux et soulagé d'en terminer et c'est con mais dès que cela s'arrête, au bout d'un petit 1/4 d'heure ça fait plus mal, le dos se relâche (un peu comme l'histoire du fou qui se tape sur la tête et qui trouve que cela fait du bien quand il arrête…).
Au sommet les visages sont quelques peu émaciés mais tout le petit groupe semble heureux. L'heure est à la joie, mais une joie plutôt intérieure, pudique eu égard aux efforts employés, aucunes manifestations ostentatoires de ce bonheur mais la satisfaction pour tous de l'avoir fait. 
122 km - D+ 4134m
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Re: CR des Dolomites... étape 6... un final en apothéose !!!

Message par Il Ciuffo le Dim 10 Aoû - 18:35

Je rejoins l'ensemble du groupe pour te remercier encore une fois Bulgare, pour tout le travail d'investissement dans l'organisation de se séjour. 
Du début pour toute la préparation des parcours, réservation... jusqu'à la fin avec tes comptes rendus riches et détaillés ainsi que tes commentaires éclairés. 
Comme a déjà dit Fourbe, on te doit beaucoup pour tous ces projets et leur organisation. 
UN GRAND MERCI ET BRAVO A TOI !!!!  cheers
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