CR du Super GranFondo Galibier Izoard du samedi 23 juin 2018

Aller en bas

CR du Super GranFondo Galibier Izoard du samedi 23 juin 2018

Message par Le Bulgare le Dim 24 Juin - 20:11

CR du SuperGranFondo Galibier Izoard du samedi 23 juin 2018

Vendredi 22 juin, le boulot terminé à 13H, je saute dans le Trafic pour prendre la route direction Valloire pour récupérer mon dossard.
La météo annoncée pour demain est plutôt bonne, avec le soleil programmé.
Fin d’après midi, je retrouve des lieux connus, je passe devant les Lacets de Montvernier, que je vais retrouver dans 3 semaines pour la Trilogie de Maurienne, ancienne Arvan Villards, tout comme St Jean de Maurienne. Je poursuis jusqu’à St Michel de Maurienne où je laisse l’autoroute pour attaquer le Col du Télégraphe que je retrouverai lors de la 2è étape de cette Trilogie.

Arrivée à Valloire, où je visite le petit village exposant et récupère mon package avec dossard, infos, pub et un joli maillot offert par l’organisation.
S’en suivra un repérage des alentours pour trouver un coin sympa pour passer la nuit. Etant autonome, autant se poser dans un bel endroit. Après plusieurs essais, je trouve un coin pas trop mal, qui plus est, avec sanitaire à proximité. Top ! La ligne de départ n’est distante que de 300m, que demander de plus ?!


Petite pose, préparatifs du matos, flaneries, ballade…



Le temps est venu de se rassasier en vue du lendemain. Après ce repas sportif, je n’attendrai pas la nuit pour fermer les yeux afin de récupérer un peu plus de cette semaine et de ce trajet.
 
Réveil programmé à 6H du mat.
Programme du jour : 180km, 4600m D+, + 17 km de liaison, par les cols du Galibier, de l’Ange Gardien, de l’Izoard, du Lautaret et enfin du Galibier versant sud.
La nuit a été un peu frisquette. A l’ouverture des yeux, vu l’état des vitres de mon Trafic, je suppose qu’il ne doit pas faire très chaud. Effectivement la température n’est que de 6°. Faut dire qu’on est quand même à 1430m d’altitude.
La question : quel équipement vestimentaire choisir pour la course ?
Petit déj avalé, préparatif d’avant course fait, j’ai choisi maillot manches courtes, manchettes et petit gilet dans la poche. Je compte sur le fait que le soleil nous réchauffe en cours de matinée, me fiant aux prévisions météo.

RDV sur la ligne de départ programmé à 7H30. Je me retrouve devant dans le1er sas avec les cadors. A côté de moi, David de Vecchi, Rodolphe Lourd, Cédric Richard, Frederic Ostian… qu’on retrouvera tous à l’arrivée.


On se réchauffe comme on peut en se trémoussant dans le sas de départ. Puis vint la laché des fauves. Directement dans le gros pourcentage, à froid, dans la rampe des Verneys. Et déjà Rodolphe Lourd se place en tête et assure le tempo. Je m’accroche, reculant légèrement dans cette rampe, puis le replat des Verneys et déjà une première cassure. Je suis le dernier du 1er groupe. Le plat est avalé que déjà les pentes recommencent.
Décision rapide : je ne refait pas le coup de dimanche dernier, à savoir m’accrocher le plus loin possible. Je laisse filer pour prendre mon rythme sans m’occuper de personne. La journée va être longue. Dans la pente, avant et après Plan Lachat, je laisse filer tous les plus forts que moi qui me passent, normal vu que j’étais positionné devant au départ. Mais ça n’empêche pas de cogiter et de se dire qu’il y en a beaucoup,  du moins c’est ce que je pense.
Arrive le sommet où la neige est présente par plaque mais moins que je ne pensais. Le soleil a fait son apparition à partir de Plan Lachat, à 8km du sommet ce qui a pour effet de nous chauffer un peu.
Au sommet je prends 2 barres énergétique, boit 2 verres et plonge directement sur le Lautaret, sans mettre mon gilet pour ne pas perdre trop de temps. Pour me réchauffer, je fais la descente où je me surprends à ne pas trop mal descendre malgré la pente. Je ne m’occupe de personne. Puis vint le Lautaret où la pente est un peu moindre, je ne me pose pas de question et fonce sur Briançon, sans rien demander à personne. Je m’aperçois qu’un petit groupe s’est formé dans ma roue. Pas grave, quitte à devoir faire ma part de boulot, autant le faire dans la descente où tu forces moins que dans la vallée où il faut appuyer plus fort. Je ne demanderai rien à personne jusqu’à la sortie de Briançon.
Là, je m’écarterai pour me caler dans les roues. Le groupe s’est ettofé et on doit bien être une trentaine. J’en profite pour récupérer et m’alimenter. Je filocherai dans les roues, bien que je trouve le tempo assez élevé, jusqu’à Mont Dauphin où on prendra à gauche pour rejoindre Guillestre.
La route va s’élevé à partir de là pour rejoindre ce petit col de l’Ange Gardien que je ne connaissais pas. Pas très long, mais une petite route étroite, mauvais revêtement, gravillons mais pente entre 8 et 9%. Et que dire de la descente qui en couchera quelques un dans les fossés. Ce sera le cas du gars devant moi, qui tire tout droit dans un virage, n’arrivant pas à tourner dans 2cm de gravillons. Il aura la chance de mettre pied à terre avant de tomber.
Bizarrement, sans prendre de risque, je me retrouve à ne pas trop mal descendre et au bas la cassure est faite. En reprenant la Vallée du Guil, je fais l’effort pour revenir sur 2 gars devant moi afin de ne pas être seul dans cette partie en faux plat montant. Mais assez rapidement un paquet se reforme derrière et revient sur nous. Ce sera comme çà jusqu’au pied de l’Izoard où la route prend à gauche direction Arvieux. C’est à ce carrefour que je laisse filer ce groupe parti sur un gros rythme, en tous cas trop fort pour moi, pour adopté mon tempo de croisière. Gestion, gestion, gestion !
La température indiquée par mon Garmin est de 32°. Je suis dans le 2è gros morceau de la journée. La partie de manivelle est longue et l’objectif est de ne pas gaspiller mes forces pour la suite. Je grimperai en souplesse, m’alimenterai en solide et liquide régulièrement pour gérer mon énergie.
Arvieux, je fais le plein de flotte, puis vint les rampes du hameau de Le Chalp et surtout la rampe de Brunissard et ses 11% avant l’entrée dans les virages de la forêt. Tempo régulier, arrive lapetite descente de la Casse Déserte qui annonce à sa sortie les 2 derniers kms. Le site est toujours aussi magique et magnifique. Arrive le sommet ou je me ravitaille rapidement avant de plonger dans la descente pour rejoindre Briançon. Descente technique au début puis rapide ensuite. J’y prendrai du plaisir atteignant les 74km/h, qui n’est pas rien pour moi, sachant qu’il y a peu je descendais comme une clé à molette. Le déclic qui s’est passé il y quelques mois, me fais apprécier cet exercice et me permet de récupérer tout en descendant plus rapidement, en confiance.
Briançon, traversée bien quadrillée par les organisateurs, nous formons un petit groupe et commençons une longue remontée. D’abord la traversée de Briançon tout en bosse, puis les faux plats qui s’en suivent en direction de Chantemerle et du Monetier. Ce tempo un peu fort pour moi, me fera laisser filer le groupe me disant que je ne pourrai pas suivre longtemps à ce rythme, le mal de cuisse commençant à être bien présent dès que je mettais du braquet pour suivre.
Et ce malgré un vent fort de face qui m’emmerdait, sachant ce qui restait devant moi. Mais tant pis, fallait faire un choix. Je choisis de monter seul à mon ryhtme et de gérer mon énergie pour ne pas exploser. La longue montée du Lautaret est en première partie sur les pentes de 4/5% pour légèrement augmenter dans les 10 derniers km entre 6 et 7%. Le problème c’est que tu vois très loin devant toi, et du coup t’as l’impression que ta progression est lente. Mais pas question d’accélérer car il en reste encore à faire et t’en a déjà pas mal dans les cannes.
Je me ravitaille régulièrement ayant fait un dernier plein au Monetier.
Arrive enfin le col du Lautaret, je prends de suite la route du Galibier. Puis je vois un panneau « Arrivée à 8km ». La pente est un peu moins raide que de l’autre côté, monté ce matin, mais les km sont dans les pattes. Pas question de folies. Faut arriver en haut sans dommage. Ascension régulière, je regarde régulièrement en haut pour voir ce qu’il me reste, j’aperçois la route avec ses lacets et j’essaie d’imaginer la pente à venir. On passe le temps comme on peut.
« Arrivée 5km », je récupère quelques gars que je n’ai pu suivre au bas du Lautaret, mais sans accélérer, car je ne peux pas, je gère le peu d’énergie qu’il me reste. J’aperçois le tunnel du dernier km. Çà me motive. Puis le dernier mur du km à 11% dans sa rampe finale. J’aperçois l’arrivée et la délivrance.
Ce vent de face depuis le bas du Lautaret, m’aura bien laminé la tronche, mais la gestion a quand même été bonne, je ne me suis pas « couché », même si je finis le réservoir vide.
Au sommet çà souffle. Mais c’est fait. Mon Garmin affiche 7H46’.
Le temps de prendre quelques petites photos, de récupérer la médaille de finisher et me voici plongé dans cette belle descente, toujours sans gilet avec le soleil présent, malgré qu’il ne fasse pas très chaud au sommet du Galibier.






Content de rejoindre mon Trafic pour me poser un peu.
Un brin de toilette, un repas vite avalé, pas de classement hormis les 50 premiers, je ne traînerais pas sur le site, la route m’appelle pour ne pas rentrer trop tard.
Au final, le lendemain, Petit Frère m’apprendra que je termine 101è au scratch et 20è de ma catégorie.  Le sentiment d’avoir donné tout ce que je pouvais avec les cannes du moment, donc pas de regret.
Rdv le week end prochain à Vaujany : 175km et près de 4000m D+
avatar
Le Bulgare

Messages : 1118
Points : 2126
Date d'inscription : 16/10/2011
Age : 53
Localisation : guidé par le plaisir, quelque part sur les routes...

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: CR du Super GranFondo Galibier Izoard du samedi 23 juin 2018

Message par Le Monstre le Lun 25 Juin - 4:25

C'est beau (le CR , les photos et la performance)
Ça me rappelle ma jeunesse où , à  l'époque on finissait à  Valloire
Pour l'Ange gardien, je ne connaissais pas, sur l'IGN , ça n'est pas goudronné
avatar
Le Monstre
Admin

Messages : 1015
Points : 1427
Date d'inscription : 04/09/2011

Voir le profil de l'utilisateur http://lfcyclosport.forumgratuit.org

Revenir en haut Aller en bas

Re: CR du Super GranFondo Galibier Izoard du samedi 23 juin 2018

Message par Le Bavard le Lun 25 Juin - 4:58

Moi aussi Wink J aimais bien cette épreuve car elle me permettais de passer 3 fois par saison au sommet du Galibier... J avais beaucoup regretté sa disparition remplacée par l étape beaujolaise au sein du Grand Trophée  Crying or Very sad

_________________
Qu'il est beau de rêver mais encore plus de réaliser ses rêves
avatar
Le Bavard

Messages : 933
Points : 1411
Date d'inscription : 16/10/2011

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: CR du Super GranFondo Galibier Izoard du samedi 23 juin 2018

Message par Le Grand le Jeu 28 Juin - 19:12

chapeau bas , Bulgare, pour ces énormes blocs répétés? 'Chais pas comment tu fais?
avatar
Le Grand

Messages : 516
Points : 648
Date d'inscription : 16/10/2011
Age : 62

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: CR du Super GranFondo Galibier Izoard du samedi 23 juin 2018

Message par Contenu sponsorisé


Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas

Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum